Pourquoi parler de sexisme ?
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réponse à « Sexisme et Obésité » de Catherine Grangeard
Le regard que pose notre société sur les femmes est radicalement différent de celui qu’elle a pour les hommes. L’embonpoint chez l’homme est souvent considéré avec bienveillance, surtout s’il se crée au fil des repas d’affaires. Il occupe un poste important, il est difficile pour lui de faire attention à son alimentation au quotidien et il manque de temps pour pratiquer une activité physique. Une femme occupant les mêmes fonctions devra quant à elle, toujours veiller à sa ligne, pour ne pas perdre en crédibilité et autorité.
Prendre du ventre avec l’âge pour un homme ? Ce sont les fameuses poignées d’amour. Pour une femme ? C’est disgracieux, « elle se néglige », nous dira-t-on.
Mais cessons-là ces comparaisons, ce n’est pas vraiment l’objet de mon propos. Je veux apporter un point de vue légèrement divergent à l’article Sexisme et obésité : je ne pense pas que l’on puisse considérer comme du sexisme le fait que les femmes soient prises en charge plus tardivement pour un infarctus ou autre accident cardio-vasculaire. Jusque récemment, les femmes étaient protégées au moins jusqu’à la ménopause contre ce type de pathologie. Mais les changements de comportement (consommation d’alcool, stress, tabagisme…) font que ce n’est plus autant le cas à présent. Cela ne relève pas pour autant du sexisme.




ce qui est sexiste, c’est d’attribuer des douleurs à une autre hypothèse comme dans le cas d’infarctus. Je renvoie aux sources, ce sont de nombreuses études internationales sur les prises en charge des femmes et des hommes, dans le cas des infarctus, 12, 5 minutes de différence pour arriver à l’hôpital… je comprends bien que ce soit choquant, Nathalie… et tout est de cet acabit dans le dossier de vulgarisation de Science et Vie du mois d’août pp 49 à 62. Ouvrons les yeux non seulement sur ce qui est souligné ici en termes de représentations sociales mais en ce qui va en découler, les prises en charge…. Bonne rentrée !