Obésité et défilés de mode
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.
Le corps des femmes est à vendre dans le supermarché de l’exhibition. Le corps des femmes ne fait pas seulement vendre des fringues, mais aussi n’importe quel objet de consommation.
Le corps des femmes est lui-même un objet de consommation dont les hommes et les femmes se sont emparés. Tout est bon à être montré, dévoilé : le seul interdit est la pudeur et le respect pour ces femmes.
Ce trafic et ce voyeurisme finissent par être insupportables. Ils véhiculent un « idéal » insupportable pour celles qui ne rentrent pas dans le droit canon de ces tops « modèles ». Modèles de quoi ? On parlait de chair à canon pour les soldats qui partaient sur le front des guerres mondiales. C’est ici une autre forme de chair à canon, celle d’un nouvel esclavagisme moderne, le corps instrumentalisé de la femme pour le « profit ». Que font les féministes devant cette « GPA », Génération Pour l’Argent ?
A suivre…



