Alimentation et activités physiques, parents pauvres du Plan cancer

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Lime_and_kiwiLe Plan cancer a été présenté début février par le président de la République François Hollande (consultable sur e-cancer.fr). Le fait que le sommet de l’état s’implique dans la politique de santé publique et œuvre pour l’intérêt commun en définissant une action pérenne est une bonne chose.

Toutefois, la stupeur est nette en découvrant que sur 152 pages, seule une page est dédiée à la nutrition et ses liens factuels avec le cancer. La politique nutritionnelle doit être en permanence stimulée. Nos politiques ne comprennent pas toujours l’enjeu de santé publique et financier qui se joue devant nous.

Il est regrettable que le Plan cancer n’accorde qu’une portion congrue au chapitre sur la prévention regroupant l’alimentation et l’activité physique.

Les articles scientifiques dont le fameux rapport du Word Cancer Research Fund paru en 2007 ne manquent pas. Ils soulignent l’importance des facteurs nutritionnels (couplant l’activité physique et l’alimentation) sur l’état de santé et le déterminisme de bon nombre de maladies chroniques (cancers, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires etc.).

Le tiers des cancers pourrait être évité grâce à un meilleur équilibre nutritionnel et surtout à une meilleure prévention. L’University College London a encore publié une étude en ligne le 31 mars 2014 (Journal of Epidemiology and Community Health) établissant que la consommation de 7 fruits et légumes par jour réduisait les risques de mortalité et de maladies cardio-vasculaires.

La plupart des industriels français ont signé une charte suivant les objectifs du PNNS 2 de 2006. La réduction du sucre en 2012 n’était que de 0,4%, celle des acides gras saturés que de 0,1 à 0,2 %, celle du sodium que de 1,1 %, les efforts sont à venir !

Il serait donc souhaitable que l’État appuie les scientifiques et fasse office d’aiguillon en montrant le bon cap, sans céder à des lobbies ou à des contingences électorales. Les règles hygiéno-diététiques et l’activité physique doivent être prépondérantes et non passées sous silence.

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2 responses to “Alimentation et activités physiques, parents pauvres du Plan cancer”

  1. Grangeard Catherine says :

    Et le pire est encore l’aspect psychologique. Mais quand donc l’individu sera appréhendé dans sa globalité ?

  2. Nelly Collot Touzé says :

    La psychologie est absente du traitement. LE plan Cancer ne met pas les patients du privé, du public et à son compte sur le même pied, cela n’est pas normal de finir au RSA quand on a eu un cancer.

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