Mysimba, Baclofène… Qui est responsable ? Prescripteurs ou patients ?

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

urlDébut 2015, deux médicaments, le Mysimba et le Baclofène, défraient la chronique de la perte de poids. Repartons du Médiator, à l’origine médicament utilisé pour traiter le diabète puis détourné pour les problèmes d’excès de poids. Mais par qui ? Ce sont bien des médecins qui le prescrivaient, rassurez-moi, on ne trouve pas ces produits chez son épicier…

Des médecins, approchés par les laboratoires, se laissent parfois convaincre alors que les études bénéfices/risques présentées par les revues médicales sont réservées. Bruno Toussaint, directeur de la revue Prescrire, dénonce la censure de certaines données cardiovasculaires qui peuvent jouer un rôle sur les incertitudes à avoir concernant Mysimba. Savez-vous que les études doivent être produites par la firme Orexigen avant 2022 (oui, il n’y a pas d’erreur, 2022 !)? En attendant, le dérivé d’amphétamine peut être prescrit !

Car ce médicament (cousin en ligne directe du Médiator) ne se trouvera pas, lui non plus sur les étals… Pour le moment, en France, il y a un désaccord pour sa mise sur le marché. C’est un heureux effet retard !

Ces jours-ci, le Baclofène a été recalé comme médicament minceur, son détournement était ainsi ouvertement mentionné. L’ANSM (Agence de sécurité du médicament) a diffusé une mise en garde contre son utilisation dans ces situations. Cette molécule est un relaxant musculaire utilisée depuis les années 1970. Depuis mars 2014, elle dispose d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour traiter la dépendance à l’alcool.

Certains médecins, en particulier des nutritionnistes en ce qui concerne les prescriptions visant les pertes de poids, n’auraient rien retenu de la leçon Médiator ? Car le problème réside dans les réponses offertes aux demandes des patients. Que certains aient besoin de perdre du poids, c’est une réalité. Que des propositions hasardeuses soient faites par des médecins en est une autre.

Pire, avant même que ce soit un problème, il existe des médecins qui suggèrent de maigrir à des personnes qui auraient quelques kilos de trop par rapport à des normes, qui sont tout à fait culturelles. Pour rappel, l’IMC était différent avant que les sociétés américaines d’assurance ne les abaissent pour réduire des coûts. Certains médecins trouvent que les femmes sont plus jolies en étant en fourchette basse de l’IMC normal et les invitent à se surveiller… Je n’invente rien, ceci est un grand classique entendu en consultation. Pour vérifier, demandez aux associations de personnes en obésité !

Ma conclusion ? Attention aux médecins qui créent des excès de poids puis de l’obésité. Les effets indésirables seront supportés sur le long terme par les seuls patients !

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10 responses to “Mysimba, Baclofène… Qui est responsable ? Prescripteurs ou patients ?”

  1. Sylvie Imbert says :

    Le baclofène n’est pas un coupe faim, ni destiné à permettre de maigrir, il fait même grossir 10% de ceux qui en prennent.
    Par contre il agit sur les pulsions chez des patients atteints de troubles du comportement alimentaire de la même façon qu’il agit sur les pulsions des malades alcooliques. Beaucoup de personnes atteintes de TCA se décrivent comme « alcoolique de la bouffe » ..

    Je ne sais pas si des médecins proposent ce médicament pour maigrir, si c’est le cas, c’est idiot et aura pour conséquence l’abandon rapide du traitement par les candidats à la minceur pour cause d’effets indésirables pénibles …

    En revanche, je sais que des personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire cherchent depuis 2012 à se faire prescrire du baclofène, tout comme les malades alcoolo-dépendants l’ont fait en 2009 alors que tout le monde, addictos en tête, criait au loup !

    A chaque malade de savoir s’il se considère suffisamment en danger du fait de sa maladie pour affronter ou pas un traitement prometteur mais parfois très dur à supporter.
    Le baclofène n’est pas le Médiator …

  2. Yves BRASEY says :

    Madame Grangeard, vous êtes psychanalyste, donc comme moi, vous n’avez pas fait 9 années de médecine.
    Moi, je suis analyste… en informatique… depuis plus de 40 ans…
    Donc je n’ai aucune compétence en médecine, mais je sais comprendre les choses que j’analyse.
    J’ai compris que le baclofène agissait sur les Gaba B pour en corriger un dysfonctionnement. Dysfonctionnement dans le circuit de la récompense, de la dopamine. Bientôt les vrais chercheurs nous l’expliqueront savamment. Déjà des IRM du cerveau le montrent.
    L’alcoolique est celui qui boit sans soif, de la même manière le boulimique est celui qui mange sans faim… à cause de cette même défaillance.
    Il se trouve que depuis 2009 des dizaines de milliers d’alcooliques (j’ai la chance d’en faire partie) sont guéris de cette défaillance grâce au baclofène.
    Il se trouve aussi que des centaines de personnes atteintes de TCA guérissent aussi grâce au baclofène.
    Il se trouve encore que le baclofène utilisé depuis 1970 n’a causé aucun mort sur la planète…
    Il se trouve donc que mon esprit analytique me laisse supposer que ce médicament semble être efficace dans des addictions qui ont pour origine un dysfonctionnement des Gaba B. Confirmé aussi pour la cocaïne mais pas pour la cigarette qui relève d’un autre circuit.

    Yves BRASEY Vice-Président de l’association Baclofène

    • Grangeard Catherine says :

      Il est vrai que les médecins ont bien besoin qu’on les défende avec toutes les affaires que certains trimbalent… Alors, vous dites que si l’on est pas médecin, on n’a rien à dire sur l’utilisation des médicaments ? que tout est chimique ?Heureusement que je suis psychanalyste puisque je pense, à l’inverse, que tout n’est pas 0 ou 1, que tout n’est pas inscrit dans le fonctionnement biologique, anatomique, etc… que l’histoire de chaque personne intervient pour beaucoup à capital génétique identique, etc… Les psychanalystes ont compétence sur la psyché et pas forcément tous les médecins… Ayant aussi beaucoup d’expérience avec des personnes alcooliques, le baclofène n’est pas la panacée. C’est très intéressant pour certaines personnes mais pas pour toutes. D’ailleurs, les médecins sont divisés sur ce produit, vous le savez fort bien.
      La relativité reste une qualité essentielle dans les prises en charge. Quiconque prétend avoir toutes les réponses commence par cette seule affirmation à se positionner curieusement… Il arrive qu’il soit cru ! Danger à celles et ceux qui ont besoin de perdre toute faculté de jugement personnel.

      • Sylvie Imbert says :

        Que le baclofène ne soit pas toujours suffisant est certain. Mais je ne pense pas qu’une psychanalyse seule ait des résultats probants, statistiquement parlant s’entend. Ces 2 traitements se s’opposent pas, ils se complètent …
        Que des médecins soient divisés sur le sujet du baclofène ne montre qu’une chose : ce médicament dérange, notamment parce qu’il bouleverse la prise en charge des malades et remet en cause le dogme de l’abstinence.

      • Yves BRASEY says :

        « D’ailleurs, les médecins sont divisés sur ce produit, vous le savez fort bien. »
        « Non » les médecins ne sont pas divisés, il y a ceux qui prescrivent et qui sont stupéfaits d’avoir de telles réussites et il y a les autres qui n’ont pas essayé mais qui dénigrent sans savoir, juste pour défendre leurs intérêts corporatistes : pour eux, un malade guéri au baclofène, c’est un client de perdu…

        Quant au taux de réussite, il est très, très élevé… si nous parlons bien de la même chose : la maladie neurobiologique, la défaillance des Gaba B.

        Pour le reste, c’est à dire, aussi bien dans ces personnes guéries au baclofène que pour les 4 millions d’autres réputées non alcoolo-dépendantes, ce sont des sur-consommatrices d’alcool pour des raisons psychosociales.
        Une prise en charge adéquate doit être assurée, AS, TCC, PNL, etc. ce n’est plus de l’alcoolo-dépendance. Et là, vous avez votre rôle à jouer.

  3. Sylvie Benkemoun says :

    Encore une fois nous sommes dans le cadre d’une extension d’indications d’un médicament testé pour une addiction qui n’est pas d’ordre alimentaire. Peut-on simplifier au point d’affirmer que ce qui semble possible pour l’alcool peut l’être de la même façon pour les compulsions alimentaires sans tests spécifiques ?

    L’utilisation du Baclofène dans le sevrage alcoolique montre des effets secondaires nouveaux et en augmentation, signalant l’insuffisance des connaissances dans diverses fonctionnalités du récepteur GABA-B. Comment déterminer les patients dont l’addiction est strictement sous dépendance de ce récepteur ?

    Que dire de l’utilisation compliquée du Baclofène qui nécessite un ajustage des doses à utiliser pouvant conduire à la prise de doses importantes dont les effets sont insuffisamment testés ?

    Ce médicament concerne un équilibre psychique qu’il convient de manipuler avec une grande prudence en sachant que les effets indésirables limitants sont : la décompensation maniaque, la dépression et le risque suicidaire.

    Rappelons qu’il existe des incertitudes sur 2 décès lors d’un test clinique sur le Baclofène.

    La mort n’est pas la seule justification d’innocuité d’un médicament. Il existe des risques non négligeables qui posent la question du ratio bénéfices-risques dans un univers où l’aspect commercial peut entrainer vers une précipitation délétère. La justification de certaines réussites n’est pas suffisante pour ne pas rester prudents dans l’utilisation de telles molécules.

    En ce qui concerne les troubles du comportement alimentaires associés à l’obésité la vigilance s’impose en regard de tous ces médicaments d’apparence miraculeux qui ont montré, à l’usage, leur nocivité. C’est un secteur où l’avidité pour tout nouvel espoir a des conséquences déjà connues malheureusement. Il convient donc de rester vigilants, critiques au-delà de querelles de chapelles ou d’arguments trop simplificateurs, voire simplistes.

    • Yves BRASEY says :

      « Rappelons qu’il existe des incertitudes sur 2 décès lors d’un test clinique sur le Baclofène. »
      Comment osez-vous ? !
      Qui a lancé cette rumeur chez Allodocteurs ?
      Essai clinique en double aveugle, aucune information n’est connue avant la fin de l’essai.
      Le Pr Jaury a tenu tout de même à préciser pour un des décès : hémorragie digestive. Il a pu le faire car c’était AVANT le début de l’essai !

      Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose.
      Ce qui reste pour moi c’est surtout un manque de crédibilité à l’égard de vos propos.

    • Sylvie Imbert says :

      Il ne s’agit pas d’affirmations mais de constatations.

      Suite au livre d’Olivier Ameisen, plusieurs personnes atteintes de troubles du comportement Alimentaire ont fait le parallèle entre leur addiction et celle à l’alcool et décidé de tenter le baclofène de leur propre chef.

      Nous avons récemment fait une enquête sur ce sujet http://www.baclofene.org/enquete-baclofene-tca-troubles-du-comportement-alimentaire pour voir ce qu’il en était.
      A ce jour, 74 personnes y ont répondu, les résultats sont pour le moins encourageants. Pour 39% des personnes le traitement a stoppé complètement les crises à une dose de baclofène comprise entre 30mg/j et 400mg/j et 37%, en cours de traitement, constatent une diminution de leurs crises en nombre et/ou en intensité.

      Concernant les 2 décès de Bacloville, cette histoire a été mise en avant au moment où l’ANSM annonçait qu’elle envisageait la RTU pour le baclofène dans le cadre de l’alcoolisme, n’est ce pas curieux ?
      Il y a eu également 4 décès dans l’essai Alpadir, 2 étaient sous placebo, les 2 autres sous baclofène. Le placebo peut-il aussi être incriminé ? L’alcoolisme est une pathologie lourde qui tue tous les jours …

      Dans l’idéal il conviendrait en effet de de rester prudents mais puisque personne ne semble vouloir conduire rapidement les recherches qui s’imposent, une nouvelle fois les malades ont pris leur destin en main et expérimentent par eux-mêmes.
      Si les résultats ne s’avèrent pas à la hauteur ou les inconvénients trop lourds, l’histoire du baclofène dans les TCA s’arrêtera toute seule. Les malades ne sont pas idiots et n’accepteront pas de subir un traitement parfois très pénible pour rien.

  4. Marion Gaud says :

    Bonjour madame Grangeard, bonjour Sylvie, Bonjour Yves,
    Je pense que pour peut-être faire comprendre notre point de vue, la lecture de notre communiqué commun sur le sujet est une bonne chose: voilà donc en résumé ce que nous, utilisateurs du baclofène et primo-prescripteurs de la molécule avons fait comme mise au point afin que le baclofène ne puisse être apparenté au coupe-faim type Médiator ou Mysimba..
    Marion gaud
    Association AUBES

    Baclofène et troubles du comportement alimentaire : une mise au point

    A l’heure ou un nouveau médicament « coupe-faim » venant des États-Unis, le Mysimba, association de naltrexone (Révia, déjà utilisé comme traitement de l’alcoolo-dépendance, sans grande efficacité) et de bupropion (Zyban, prescrit pour le sevrage tabagique), obtient un avis favorable de l’EMA (Agence européenne du médicament) créant à juste titre, en France, une polémique avec la crainte d’un nouveau scandale Médiator, l’ ANSM a également émis le 22 décembre 2014, une mise en garde sur l’utilisation du baclofène dans les TCA (troubles du comportement alimentaire) et dans le cadre de régimes amaigrissants.
    Pour nous, médecins et patients utilisateurs de baclofène, le scénario de dénigrement que nous avons connu concernant le traitement de l’alcoolisme se répète avec les TCA, alors qu’il conviendrait d’examiner cette question d’un point de vue scientifique.
    Dans la pratique, des cas de TCA de type « binge eating », soit de consommation compulsive de nourriture, s’apparentant au « craving » de l’alcoolique, peuvent être améliorés par la prise de baclofène. En revanche, ce médicament n’est pas un coupe-faim (comme nous l’avons entendu dans les médias ces jours-ci) et n’a aucun intérêt chez les patients recherchant une pilule pour perdre du poids.
    Avant d’avoir été testé pour l’alcoolisme, le baclofène a d’abord montré son efficacité anti-craving chez les cocaïnomanes*. Son action sur les récepteurs Gaba-B, qui jouent un rôle dans nombre d’addictions, fait de lui un potentiel anti-addictif pour plusieurs addictions ayant pour caractéristique commune le « craving », ou besoin irrépressible de consommer, y compris dans des addictions sans produits comme l’addiction aux jeux. C’est ce qui a poussé plusieurs prescripteurs à utiliser le baclofène dans ces indications, avec parfois de bons résultats. Plusieurs publications scientifiques ou témoignages de patients l’attestent **.
    Le baclofène a été autorisé par l’ANSM à hautes doses dans le traitement de l’alcoolisme. Ses effets indésirables et répercussions à long terme ne peuvent être un argument suffisant contre sa prescription dans les TCA, car ce sont les mêmes que dans l’addiction à l’alcool. Prescrit depuis 40 ans en neurologie, y compris à hautes doses, son bon rapport bénéfices-risques a été largement démontré.
    Le baclofène ne peut pas être rapproché du Médiator. Le scandale serait au contraire, comme pour l’alcoolisme, de priver certains patients atteints de TCA d’une aide potentiellement efficace.

    Association AUBES (Association des Utilisateurs du BaclofènE et Symphatisants)
    Association Baclofène
    RESAB (Réseau Addiction Baclofène)
    Dr Renaud de Beaurepaire, psychiatre, co-fondateur de l’ Association Olivier Ameisen
    Mme Sibel Bilal de La Selle, directrice de « A Ta Santé Service »

    Mr Samuel Blaise, président de l’Association Olivier Ameisen
    Mr Yves Brasey, vice président de l’association Baclofène
    Dr Pascal Gache, alcoologue, Genève, Président de AUBES
    Mme Marion Gaud, administratrice de l’association Aubes
    Pr Bernard Granger, psychiatre, co-fondateur de l’Association Olivier Ameisen
    Mme Sylvie Imbert, présidente de l’ association Baclofène
    Pr Philippe Jaury, généraliste, coordinateur de l’essai Bacloville
    Dr Bernard Joussaume, généraliste, co-fondateur de l’association AUBES
    Dr Patrick de La Selle, généraliste, président du RESAB

    Dr Annie Rapp, généraliste et psychothérapeute, co-fondatrice du RESAB

    */http://www.dailymotion.com/video/xa9b9l_baclofen-reduces-cocaine-craving-s_lifestyle

    **/ Études baclofène et TCA
    2004 :Higgs S, Barber DJ. Effects of baclofen on feeding behaviour examined in the runway. Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry. 2004 Mar;28(2):405-8.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14751441/

    2005 :Buda-Levin A, Wojnicki FH, Corwin RL. Baclofen reduces fat intake under binge-type conditions. Physiol Behav. 2005 Sep 15;86(1-2):176-84.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16140347/

    2006 :Wojnicki FH, Roberts DC, Corwin RL. Effects of baclofen on operant performance for food pellets and vegetable shortening after a history of binge-type behavior in non-food deprived rats. Pharmacol Biochem Behav. 2006 Jun;84(2):197-206. Epub 2006 Jun 19.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16782181

    2007 :Broft AI, Spanos A, Corwin RL, Mayer L, Steinglass J, Devlin MJ, Attia E, Walsh BT. Baclofen for binge eating: an open-label trial. Int J Eat Disord. 2007 Dec;40(8):687-91.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17647277

    2010 :Guardia D, Rolland B, Karila Let al. GABAergic and Glutamatergic Modulation in Binge Eating: Therapeutic Approach. Current Pharmaceutical Design, May 2011, Pages 1396-1409 (14).

    http://www.eurekaselect.com/74446/article

    Arima H, Oiso Y. Positive Effect of Baclofen on Body Weight Reduction in Obese Subjects: A Pilot Study. Internal Medicine Vol. 49 (2010) No. 19 P 2043-2047
    Abstract : https://www.jstage.jst.go.jp/article/internalmedicine/49/19/49_19_2043/_article
    Full text : https://www.jstage.jst.go.jp/article/internalmedicine/49/19/49_19_2043/_pdf
    2012 :Corwin RL, Boan J, Peters KF, Ulbrecht JS. Baclofen reduces binge eating in a double-blind, placebo-controlled, crossover study. Behav Pharmacol. 2012 Sep;23(5-6):616-25.
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22854310
    2014 :Wojnicki FH, Brown SD, Corwin RL. Factors affecting the ability of baclofen to reduce fat intake in rats. Behav Pharmacol. 2014 Apr;25(2):166-72.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24569221

    Avena NM; Bocarsly ; ME.; Murray S; Gold MS. Effects of baclofen and naltrexone, alone and in combination, on the consumption of palatable food in male rats. Experimental and Clinical Psychopharmacology, Vol 22(5), Oct 2014, 460-467

    http://psycnet.apa.org/psycinfo/2014-30827-001/

    Témoignages de patients :
    Enquète association Baclofène
    Forum baclofène et autres addictions
    Forum Aubes

  5. Marion Gaud says :

    PS: en ce qui concerne les deux morts au cours de l’étude Bacloville: lors d’études sur des pathologies aussi graves, ou les co-morbidités sont légions et ou l’état physique des patients peut être très détérioré, il y a toujours des décès, qu’il est très difficile d’attribuer à une cause précise. En ce qui concerne ces deux décès, l’un d’eux a eu lieu avant même la prise de molécule (baclofène ou placebo). Pour l’autre la cause reste indéterminée. Il n’y a par ailleurs pas eu de décès à déplorer lors des autres études à hautes doses sur des patients atteints de sclérose en plaque…Enfin, énormément d’autres molécules sont mises sur le marché avec de potentiel risque de décès qui figurent par ailleurs sur les notices: certains anti-dépresseurs notamment, qui comportent un risque suicidaire avéré. Ce qui déclenche une Autorisation de mise sur le marché, c’est une balance bénéfice/risque positive. Dans ce cadre là, un seul décès qui serait du au baclofène contre ne serait-ce que 20 ou même 10%, de réussite, sur les 300 personnes évaluées, ne ferait pas pencher cette balance en faveur du risque…étant donnée la mortalité due à la maladie. En prime nous avons quelques raisons d’espérer des résultats autrement plus élevés en faveur du bénéfice.
    Marion Gaud

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