Manger gras trouble le cerveau
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Manger gras entraîne des altérations des signaux de satiété et de faim au niveau du cerveau. Cela génère une dégradation des mécanismes de récompense habituellement ressentis en présence de nourriture. Il convient d’expliquer à nos patients que la prise alimentaire est finement régulée par notre cerveau. Celui-ci ajuste parfaitement nos ingestas en fonction des besoins énergétiques du corps. En mangeant très ou trop gras, on fournit davantage de triglycérides en post prandial (après le repas) ce qui pourrait altérer le système de satiété et de faim. Cela aurait également pour effet de dérègler le système de récompense entraînant des perturbations durables des apports énergétiques mais également de la dimension émotionnelle allouée à la prise d’aliments. Jusqu’à aller à un point de non retour pour certains. Le message du « manger moins gras » doit passer par des efforts de pédagogie.



Permettez-moi d’exprimer mon scepticisme. Les aliments gras ET sucrés sont certes un désastre.
Mais les aliments gras et non sucrés, je ne vois pas trop comment ils pourraient perturber le cerveau. Sinon, tous les peuples du Grand Nord seraient obèses de toute éternité, eux dont l’alimentation traditionnelle comportait une part très importante de gras (poissons gras, phoques, baleines etc. ).
Avez-vous une référence précise à nous communiquer pour l’étude dont vous parlez ?