Activité physique et prise alimentaire

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

5936685734_bdf8e761f8Une étude menée par David Thivel, Maître de conférences au laboratoire des Adaptations Métaboliques à l’Exercice de Clermont-Ferrand met en évidence chez les adolescents obèses le rôle d’une activité physique de forte intensité (75% de leurs capacités maximales) dans la réduction de la prise alimentaire aux repas suivants. Elle a été publiée dans Physiology et Behavior en 2011.

Cet effet n’est pas retrouvé avec une activité de faible intensité, ni chez les adolescents minces (étude publiée par la même équipe en 2013).

Il s’agit de l’étude pour laquelle David Thivel avait été primé par les Thermes de Brides-les-Bains dans le cadre de ses prix de projet de recherche. Poursuivre ces études pour évaluer l’effet d’une activité physique chronique sur la prise alimentaire est essentielle.

Dans notre pratique quotidienne, on observe parfois des effets pervers : une faim stimulée ou une alimentation déséquilibrée, non pas due à l’activité physique en elle-même mais par le moment de la journée où elle est réalisée : chez les enfants et les ado, très souvent en milieu ou fin d’après-midi : certains, ne pouvant prendre leur goûter à l’heure habituelle, compensent en « prévenant » l’apparition de la faim. Mangeant alors sans faim, ils ont du mal à réguler les quantités ingérées.

Pour les adultes, les activités sportives ont souvent lieu en début de soirée. Cela les empêche de faire un dîner correct. Ce décalage se traduit par des grignotages de biscuits avant de partir et du pain et du fromage en rentrant parce qu’ils n’ont pas suffisamment faim ou sont trop fatigués pour faire un vrai repas.

Lorsque c’est entre midi et deux, ils adoptent trop souvent le sandwich-pâtisserie de la boulangerie à proximité.

Ce que nous avons constaté également, c’est une réaction d’ordre psychologique : « je fais de l’activité physique, donc je peux manger davantage ou ne pas faire attention à l’équilibre de mes repas ».

Ces cas de figure ne sont bien sûr pas systématiques mais doivent aussi être pris en considération.

Pour prolonger : http://www.huffingtonpost.fr/david-thivel/sport-obesite-infantile_b_6061630.html

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