Promenons-nous (quotidiennement) dans les bois !
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
L’association d’un mode de vie sédentaire (manque d’activité physique quotidien) et d’une mort précoce vient d’être une nouvelle fois illustrée par Ekelund et coll*. Selon cette étude menée par l’unité d’épidémiologie de l’Université de Cambridge, le manque d’exercice (l’inactivité physique) entraine deux fois plus de décès prématurés que l’obésité. Cette étude renforce le rôle prépondérant de l’activité physique et d’un mode de vie actif sur la santé.
Ces chercheurs ont de nouveau montré que de petites quantités d’exercice comme une promenade quotidienne de 20 minutes (permettant une dépense énergétique d’environ 100 calories) a d’importantes répercussions sur la santé en réduisant le risque de décès prématuré.
Le message est donc simple : de petites quantités d’activité physique chaque jour pourraient avoir des avantages importants pour la santé des personnes physiquement inactives. Des petits changements dans l’activité physique peuvent avoir des avantages importants pour la santé. Ils sont aussi plus faciles à atteindre et à maintenir.
Plus que l’obésité, les modes de vie sédentaires sont responsables de milliers de décès prématurés et entraînent des coûts énormes pour notre système de santé. Encourager les déplacements à pied ou à vélo pour les trajets quotidiens devrait donc être une priorité pour les pouvoirs publics.
*Ekelund et coll., Physical activity and all-cause mortality across levels of overall and abdominal adiposity in European men and women: the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition Study (EPIC). January 14, 2015 as doi: 10.3945/ajcn.114.100065.


