Violences sexuelles. Des conséquences de poids
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité
Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, suscite toujours des publications. Le Monde répercute l’enquête présentée le 2 mars, par l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, lors d’une journée d’études soutenue par l’UNICEF. Cette enquête est une première en France, puisqu’elle a été réalisée directement auprès de 1 200 victimes (adultes), et non auprès de soignants.
Les résultats sont extrêmement intéressants à plusieurs niveaux. Tout d’abord, dans l’enfance, c’est dans la famille que les sévices sont majoritairement infligés. Pour nous autres qui travaillons sur le terrain avec des enfants et des adolescents, restons toujours prudents et dénués d’angélisme…
L’enquête souligne de graves failles dans le repérage et l’extrême solitude des victimes. Le rapport dévoile également des conséquences dramatiques. Outre les tentatives de suicide (42% des répondants), la quasi-totalité estime que les faits ont eu des conséquences sur leur santé mentale, provoquant des addictions ou des conduites à risque.
Et c’est là où je veux en venir, dans le cadre de ce Think Tank. S’envelopper est une solution exprimée par de nombreuses personnes ayant vécu ces violences.
Beaucoup de tact serait apprécié des professionnels pour éviter les clichés du sport et de la maîtrise de ses comportements alimentaires. Si les dits professionnels pouvaient se former aux aléas de la construction de soi avant d’émettre des diktats relevant du café du commerce, ce serait une économie de souffrance pour les personnes concernées.
L’objectif de cette enquête est d’ouvrir les esprits car les prises en charge sont nettement à améliorer, en commençant par une formation minimale. Nous essayons ici même d’y contribuer !



Merci ! merci ! je lis avec beaucoup d’intérêt vos articles : aujourd’hui, j’apporte ma contribution (modeste) en vous remerciant. Je suis diététicienne et j’ai bien conscience des limites du métier car l’enseignement n’évoque pas ou tellement peu tout l’aspect « caché » de la prise de poids .. Votre avant dernier paragraphe me parle beaucoup, je suis sans cesse confrontée aux personnes qui n’ont pas de problèmes de poids mais qui savent « eux » comment faire maigrir !! je réponds que je ne « fais pas maigrir » … Aujourd’hui je me sens un peu moins seule grâce à vous ! bonne journée
enfin quelqu’un qui envisage qu’un obèse est un ancien enfant victime et non pas un adulte coupable! merci