La paix sociale avec les ados passe par le lit
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
The American Academy of Pediatrics (AAP) alerte à nouveau sur la nocivité du manque de sommeil chez les adolescents dans son congrès du 25 août dernier. Il en pointe les effets pervers : perte de concentration scolaire et prise de poids, pour n’en citer que quelques-uns. Nous savons déjà par d’autres études les effets du manque de sommeil sur l’accumulation de kilos.
Partant de ce constat, le congrès ose la question suivante : « puisque les ados ne trouvent pas le sommeil avant 23 heures, pourquoi les responsables des établissements scolaires continuent-ils à les convoquer en cours avant qu’ils soient réveillés ? ». Il ne s’agit pas de regretter la réalité mais d’éviter leurs conséquences néfastes… Agissons en adultes et ne demandons pas aux adolescents l’inverse de ce qu’ils vivent…
Let them sleep ! disent-ils Outre-Atlantique. En France, cette injonction pourrait se traduire ainsi : « qu’ils dorment dans leurs lits et non sur leurs tables de cours. Qu’ils arrêtent de se jeter sur leurs assiettes parce qu’ils ont zappé le petit-déjeuner. Autrement dit, respectons leur horloge interne ! ». Si on tombait tous d’accord, adultes et jeunes, en décalant d’une petite demi-heure les horaires de cours ? Cette réformette, prenant en compte la réalité, répond au bien commun. De mon point de vue, ce n’est pas ce qu’on pense d’une réalité qui compte. C’est la réalité qui importe. C’est elle qui devrait orienter les évolutions car la société n’est plus comme celle de la génération précédente.
Les réactions au post de Catherine Grangeard
- Sommeil et poids
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.


