Comment grossir en mangeant moins ?

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Un article de El National journal de Caracas et repris dans Le Courrier International n° 1245 du 11 au 17 septembre 2014 interpelle sur l’impact de la crise économique sur la santé des Vénézuéliens.

Les aliments basiques comme le maïs ou le poulet se raréfient et deviennent trop chers. Les consommateurs se rabattent sur des produits économiques comme le riz, les pâtes à la mayonnaise ou à la margarine et augmentent leur consommation d’huile et de sucre. La conséquence immédiate est la prise de poids des Vénézuéliens. En effet, ils ne se demandent pas si ce qu’ils portent en bouche est bon pour leur santé.

D’autres conséquences sont constatées : carence de vitamines, manque d’énergie, infections cutanées et respiratoires, recrudescence des maladies cardio-vasculaires et des cancers… La qualité des produits consommés est aussi douteuse car ils sont importés sans contrôle suffisant. Les céréales proviennent de l’étranger et sont stockées dans des conditions inadéquates provoquant la contamination par les aflatoxines (issues de moisissures et agressant le foie).

La nourriture traditionnelle du Venezuela comporte des haricots noirs qui restent bon marché. Mais ils doivent être consommés chauds afin de se ramollir. Le gaz coûtant trop cher, il y a pénurie. Les habitants se détournent donc de ces légumineuses… On mange des pâtes qui sentent le poulet mais où il n’y en a guère !

Cette situation dramatique n’est pas spécifique de l’Amérique Latine. Elle est également rencontrée en France chez des étudiants et chez des familles en situation de précarité qui parfois même payent des impôts.

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One response to “Comment grossir en mangeant moins ?”

  1. aeliebmann says :

    La pratique du marché se perd en France. Les familles aux budget réduit pour la nourriture pensent que l’achat des fruits et légumes en supermarché est moins onéreuse. Or cette idée est fausse, le marché offre souvent la possibilité d’acheter à des producteurs directs des fruits et légumes pour un montant pas trop élevé.
    Peut-être que nous reviendrons dans les établissements scolaire,(le primaire) à une distribution de verre de lait pour 4h ou à 10 h le matin pour pallier aux manques de vitamines précieuses pour les enfants en plaine croissance. Car tous les enfants scolarisés ne consomment pas un petit déjeuner le matin.
    Autre possibilité crée une banque alimentaire fruits et légumes pour les foyers aux revenus modestes distribués avec la remise de bons auprès de certaines chaînes de la grande distribution. On peut imaginer que cela se règle directement en caisse pour que l’opération se réalise discrètement.
    Il y a un champ à explorer si l’on veut lutter contre l’obésité de façon régulière.

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