Troubles alimentaires : des pathologies multifactorielles
Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.
Contrairement à la distinction classique, il n’y a pas des patients pour psychiatre, ceux qui présentent des troubles alimentaires, et d’autres pour nutritionnistes, les personnes obèses.
Avec un peu de recul, on observe souvent des « itinéraires psychosomatiques » assez proches.
Les troubles alimentaires graves (anorexie, boulimie) peuvent évoluer vers l’obésité. Les sujets présentant des obésités sévères ont presque toujours connu (et connaissent souvent encore) des troubles graves des conduites alimentaires.
De nombreux articles du Think Tank en témoignent. Avec les troubles du comportement alimentaire, on se trouve dans des pathologies multifactorielles où « l’hérédité prédispose, l’environnement propose et la psychologie impose ».
L’héritabilité des troubles alimentaires et de la surcharge n’a pas encore reçu de réponse thérapeutique. L’approche psychologique comporte une mise en question du sujet… et des thérapeutes potentiels.
L’environnement reste donc la cible de presque toutes les attentions : c’est la faute à l’aliment, à la disponibilité alimentaire, à la pléthore, à nos modes de vie délétères.
Et pour en savoir plus sur les dernières avancées en matière de troubles alimentaires, relire le précédent article de Bernard Waysfeld : « Troubles alimentaires et obésité : révolution ?«


