La personne plus que l’obésité !
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
En réaction à l’étude publiée dans le Journal of Public Health (18 avril) - voir l’article de La Dépêche
Cette étude précise ce que j’ai défendu avec de nombreux articles ici-même. Je ne peux donc que la trouver excellente ! C’est la personne qui compte, plus que son symptôme.
L’obésité, l’excès de poids, les TCA. Bref, tout ce qui concerne ce Think Tank. Tout diffère selon l’histoire de la personne. Cette étude classe en 6 groupes. Cela pourrait être fait, avec d’autres critères, en plus ou en moins de groupes. Ce pourrait être tout aussi heuristique. Ce n’est pas ce que je retiens d’essentiel pour ma part.
Je pense profitable de faire connaître cette étude auprès des personnes concernées, soignants comme celles qui cherchent des solutions personnelles. Il s’agit en effet de trouver une solution adaptée à sa propre histoire (se référer à quelques-uns des articles que j’ai écrit ici, pour plus de détails).
Pour certaines personnes, ce sera du côté des activités physiques qu’une issue s’ouvre, comme par exemple JLL, qui a fait un tour de France de 20 étapes. Pour d’autres, ce seront les Thermes de Brides-les-Bains, comme on le voit dans la merveilleuse comédie « Mince alors ! ».
Les meilleurs médecins sont les médecins généralistes (et pas les plus chers !). Ils connaissent leurs patients et font des propositions adaptées. Pour certains, c’est une chirurgie. Pour d’autres, ce serait la pire des hypothèses de traitement. Pour beaucoup de médecins généralistes, le réseau de proximité est le point de départ pour orienter. En grande banlieue où je suis installée, les questions d’argent sont prépondérantes. Une bonne orientation sait, bien sûr, tenir compte de l’environnement économique. Les psy et les diététiciennes font souvent de très bonnes équipes. Le corps exprime parfois ce que les mots ne peuvent dire.
Chaque patient choisit son interlocuteur en fonction non seulement de la qualification mais aussi du contact établi, les origines des conséquences à traiter étant diverses et variées.
Ainsi les différents types de patients trouvent ce qu’ils cherchent. Parce que, tout simplement, les obésités sont multiples et les personnes sont singulières et différentes.



Je trouve pour ma part que ces catégories continuent de mal poser le problème, comme le fait l’IMC et le terme même d' »obésité » comme maladie.
Pour ma part, je considère qu’il n’y a que des soignants et des gens qui vont les voir… ou pas.