65 millions de petits français et moi et moi et moi !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Une récente étude de l’institut Nielsen* (plus de 30 000 consommateurs sur 60 pays) montre que 48% des français estiment être en surpoids. 42% déclarent chercher activement à perdre du poids.
Le changement de mode alimentaire est la méthode la plus utilisée (84%) suivi par l’exercice physique (73%). Moins de 5% des Français mettent en place une stratégie de perte de poids incluant la prise de médicaments ou de sachets protéiques. Le changement alimentaire passe par la réduction des matières grasses pour 61% des interrogés en France, suivi par la réduction du sucre et du chocolat (59%).
50% des Français considèrent qu’il faut davantage manger des produits frais. 26% pensent que la réduction des portions est souhaitable dans le cadre d’une stratégie de perte de poids (contre 41% des mangeurs européens et mondiaux). 49% des français jugent important l’absence d’OGM comme incitateur d’achat. 1/3 des consommateurs seraient prêts à payer plus cher pour des produits plus naturels et sans OGM.
La garantie bio est importante pour 26% des acheteurs français. La campagne du Programme National Nutrition Santé (PNNS) pour manger des fruits et légumes est bien perçue. La part de marché des fruits et légumes moches augmente considérablement grâce à un prix cassé. Dans le contexte économique actuel, cela permet au plus grand nombre d’avoir accès à ces « aliments santé ».
On remarque dans ce panel que le gras est toujours l’ennemi n°1 dans l’inconscient collectif. Il s’agit avant tout de mettre en place des stratégies d’interdits alimentaires (en supprimant des classes de nutriments comme les graisses ou les sucres) avant de réaliser que ce sont les portions souvent inadaptées qui peuvent poser problème. Nous avons encore un travail pédagogique considérable afin d’écarter les consommateurs des régimes restrictifs qui restent des impasses thérapeutiques.
* Nielsen Global Survey of Health and Wellness. 15 février 2015



Ce matin, le 18/05, je vois :
NutriNet SANTÉ: Une bonne alimentation, une question de revenus
Ces premiers résultats du volet Belge de l’étude NutriNet-Santé confirment un lien déjà documenté, entre le niveau des revenus et une alimentation équilibrée. Prenant en compte les risques directs…
http://WWW.SANTELOG.COM
L’étude NutriNet Santé est une étude publique partie de France, qui permet de suivre l’association entre la nutrition et des enjeux majeurs de santé publique : cancers, maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, hypertension, vieillissement, qualité de vie…Grâce aux données renseignées par Internet d’une cohorte d’aujourd’hui de 500.000 internautes francophones eu Europe, l’étude permet de mieux comprendre les liens entre la nutrition et la santé mais aussi les facteurs qui déterminent les choix alimentaires et l’état nutritionnel de la population.
Plutôt que culpabiliser les gens sur des comportements mal adaptés aux situations, c’est à dire leur signifier qu’ils ne sont pas comme il faudrait qu’ils soient et donc les enfoncer un peu plus, notre Tink Tank aide à regarder aussi en amont et AGIR ! Et bien sûr, voir comment réagir quand ça va mal sans se faire mal… bref, ce n’est pas l’un ou l’autre !
Ce n’est qu’un rappel sur la transdisciplinarité, tant en amont qu’en aval, indispensable dans des situations aussi complexes…
« avant de réaliser que ce sont les portions souvent inadaptées qui peuvent poser problème. Nous avons encore un travail pédagogique considérable afin d’écarter les consommateurs des régimes restrictifs qui restent des impasses thérapeutiques. »
Pensez-vous inclure les diététicien(ne)s et médecins nutritionnistes dans cette éducation thérapeutique ?
ce serait bien ! vraiment très, TRES bien ! cette lacune me pèse lourd ! très lourd/ grâce à elles je suis passée d’un poids à 2 chiffres à beurk, un poids à 3
chiffres.
Et il faut se les fader ces sacs à dos, cuisses, mollets, seins, … faites du sport qu’ils disent !
merci pour vos tink-tank ! la clochette bouddhique résonne. raisonne ?
Anne